Limoges 21° C
dimanche 06 avril

Le futsal en quête de lumière

02h12 - 19 février 2019 - par Info Haute-Vienne

[caption id="attachment_234206" align="aligncenter" width="640"] L’équipe universitaire des Staps[/caption]

En Haute-Vienne, le futsal peine à percer, sauf chez les étudiants. Afin de braquer les projecteurs sur la discipline, un étudiant limougeaud a obtenu l’organisation, en juin prochain, du championnat de France universitaire de futsal.

Le jeu est plus technique, les équipes plus restreintes et la pratique en salle plus confortable, et pourtant, le futsal peine à se développer en Haute-Vienne, où quelques rares équipes s’affrontent en championnat départemental. « Une seule équipe aurait le niveau régional, mais elle préfère rester en district pour des raisons budgétaires », constate Valentin Chaulet, responsable futsal à l’AS Saint-Junien. L’étudiant limougeaud s’occupe également d’une équipe universitaire qui ambitionne de participer à la finale du championnat universitaire, qui aura lieu à Limoges, en juin prochain.

Jeu explosif

« Les étudiants apprécient le futsal, car c’est un jeu plus explosif, qui demande plus de concentration et d’envie », souligne V. Chaulet, qui a débuté le football à 11 à 5 ans, en Charente, puis à Saint-Junien et à Limoges. « A 13 ans, j’ai été repéré par le Limoges FC où j’ai évolué au plus haut niveau, et à 17 ans en national. J’ai même participé à des stages à Clairefontaine. Mais, une grosse blessure au genou m’a écarté des terrains et brisé tout espoir de devenir footballeur professionnel », raconte-t-il. Son frère, joueur international de futsal l’amène à s’intéresser à cette discipline en pleine expansion en France. « Il y a moins de contacts physiques en futsal, même si le sol d’un gymnase est moins souple qu’une pelouse », prévient-il.

Championnat universitaire

Le futsal convient aux étudiants, car il permet de concilier le sport et les études. « Il est parfois difficile de faire sa place au sein d’une équipe première senior de foot à 11, qui est déjà bien en place, surtout lorsqu’on s’éloigne de son club d’origine pour poursuivre ses études. Voilà pourquoi nous arrivons à récupérer des footballeurs talentueux, qui prennent plaisir dans cette discipline, beaucoup plus technique. Seulement quatre joueurs sont concernés par l’action, d’où l’importance d’avoir bien conscience de son positionnement et de la tactique à mettre en place », précise V. Chaulet, qui a constitué une équipe universitaire regroupant des étudiants en Staps, entraînée par Jonathan Traoré, joueur expérimenté qui s’est spécialisé dans le futsal. « Dans le cadre de mon projet d’étude, j’ai convaincu le président de la ligue du sport universitaire de Nouvelle-Aquitaine de postuler pour accueillir, les 12 et 13 juin prochains, la finale du championnat de France, qui regroupera les 24 meilleures équipes universitaires », explique Valentin Chaulet. Pour y figurer, les équipes limougeaudes devront d’abord franchir les qualifications académiques. Mais, Valentin Chaulet voit surtout dans cet événement l’occasion de populariser la discipline. Il souhaite d’ailleurs organiser un match de gala au cours duquel les meilleurs joueurs de futsal seront opposés à une sélection de joueuses de l’équipe de France de foot féminin.

0 commentaires
Envoyer un commentaire